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Enquête publique Pont d'Achères : notre contribution

ENQUETE PUBLIQUE PONT D’ACHERES


CONTRIBUTION DE TRIEL ENVIRONNEMENT



Monsieur le Commissaire- Enquêteur,


Notre association Triel Environnement s’est déjà largement exprimée dans les médias et auprès de ses adhérent.es contre ce projet d’un autre âge.

Cette nouvelle infrastructure a fait l’objet d’une DUP le 8 février 2013, prorogée le 22 décembre 2017, pour une durée de 5 ans, soit jusqu’au 22/12/2022. Nous sommes donc dans un temps pouvant être qualifié d’additionnel !



Rappelons que l’enquête publique préalable à la DUP, menée en 2012, avait donné lieu à un avis défavorable du commissaire-enquêteur.


Concernant l’autorisation environnementale unique qui est sollicitée ici par le Département des Yvelines, on peut regretter l’absence d’actualisation des études souvent antérieures à 2012. Dans une période charnière comme celle de la dernière décennie, où les effets du changement climatique ont donné lieu à la prise de conscience de la société civile et à une relative prise en compte dans les politiques publiques, la remise à plat des études d’impact de cette nouvelle infrastructure était impérative. Or, il n’en a rien été.


Sur la forme, il faut enfin souligner l’absence d’une note de présentation synthétique qui aurait permis d’appréhender plus aisément le sujet, notamment par les citoyens « lambdas » dont on connaît les réticences à consacrer le temps nécessaire à la lecture de plus de 1.000 pages de documentation !



JUSTIFICATION DE CE PROJET POUR LE DESENCLAVEMENT DE LA BOUCLE


Nous sommes en total désaccord avec les arguments du Département qui prônent cette création pour contrer l’asphyxie supposée des voiries du secteur. En effet, le développement économique espéré de la zone n’est pas au rendez-vous, notamment du fait de l’abandon du projet “d’Ecoport” de Triel dans sa dimension industrielle. Bien que le porteur du projet Haropa s’oriente vers de nouvelles études, le maintien de la vocation plaisance semble maintenant rencontrer l’adhésion des acteurs concernés. La vocation ayant évolué, réaliser une liaison nouvelle à 2X2 voies uniquement pour une circulation de transit provenant soit du Val d’Oise, soit de l’autoroute A13, constituera un véritable « aspirateur à véhicules » au détriment de la qualité de vie des habitants, qui verront la qualité de l’air encore plus dégradée (100.000 morts prématurées en France) et les nuisances sonores toujours plus perturbantes (près de 3.000 morts prématurées en France).



IMPACT DE L’OUVRAGE SUR L’ENVIRONNEMENT


La réalisation du nouveau pont de 800 mètres et la desserte routière associée aura en phase chantier un impact négatif : augmentation des GES et importantes nuisances sonores. L’emprise de la liaison 2X2 voies, qui coupera le territoire en deux d’Est en Ouest, au détriment des couloirs écologiques inscrits au SDRIF IDF, constituera une nouvelle stérilisation des sols, en contradiction totale avec la politique nationale de Zéro Artificialisation Nette.


Par ailleurs, le tracé étant positionné sur d’anciens terrains d’épandage d’eaux usées de l’agglomération parisienne, les terres excavées pour la réalisation des voies aptes à supporter une circulation dense de 120.000 véhicules/jour, devront être traitées ou déposées en décharge spécifique. La pollution de la plaine est bien documentée et a donné en son temps matière à interdire les cultures maraîchères (avant 1999, date de l’interdiction préfectorale). A notre connaissance, le préfet s’était appuyé sur les analyses pratiquées dans les terrains concernés. D’autres études plus récentes nous semblent avoir été menées dans le cadre du projet Cœur Vert de GPS&O au moins par la ville de Carrières pour contrer, entre autre, le projet d’aire de grand passage du schéma départemental, positionné sur des terres potentiellement polluées, incompatible avec un accueil sécurisé de familles.



INCIDENCE SUR LES FLUX DE CIRCULATION


La création d’un nouveau franchissement sur la Seine donnera lieu à une nouvelle répartition des flux et constituera une alternative au bouclage de l’A104 (ex 184) dont le maintien n’est plus d’actualité.

Notre association de protection de l’environnement ne peut que dénoncer le choix du maître d’ouvrage de faire transiter les flux provenant de l’A15 par ce nouveau barreau RD30 / RD190, puis d’emprunter la RD1 du nouveau pont à Triel, existante depuis 20 ans maintenant, permettant de rejoindre l’A13, vers la Normandie, par la future déviation de la RD154, également portée par le Département et contestée par la population et la municipalité de Verneuil-sur-Seine.



PRECONISATIONS POUR UNE MODIFICATION DES SOLUTIONS


Plutôt que de réaliser une nouvelle liaison routière très coûteuse et portant atteinte à la biodiversité, nos adhérent.es et la population en général demandent :


- L’amélioration du réseau routier existant (passages dénivelés, passages en souterrain, protections phoniques, etc.)


- L’amélioration des transports collectifs, trains ainsi que bus, notamment en prolongeant jusqu’à l’entrée de Triel (Rond-Point Georges Bourdy) la voie de TCSP en projet, mais actuellement limitée à la zone “Ecopole” (Azalys/SIAAP)


- Le développement des alternatives fluviale et ferroviaire au transport routier du fret


- Le développement de réseaux de circulations douces sécurisées


- Le respect des engagements de notre gouvernement dans la lutte pour la décarbonation contre le changement climatique



CONCLUSION


Malgré tout l’intérêt que représente une volonté départementale d’améliorer les échanges entre la boucle de Chanteloup et les secteurs d’activités ou d’habitat voisins, nous refusons la solution choisie dont les inconvénients sont supérieurs aux avantages et nous vous demandons, Monsieur le Commissaire-Enquêteur d’émettre un AVIS DEFAVORABLE.


Le Conseil d’Administration de Triel Environnement



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