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PLU : A lire, la lettre de doléances de Triel Environnement

October 9, 2016

Une enquête publique pour la modification du Plan Local d'Urbanisme a cours en ce moment jusqu'au 19/10 (Documents à découvrir ICI).

 

 

A la veille de l'ouverture de l'enquête publique, Triel Environnement a lancé une pétition pour dire notre refus du bétonnage de notre ville (à signer ICI).

 

Voici à lire ci-dessous notre première lettre de doléances déposée dans le registre de l'enquête publique à la mairie de Triel samedi 1er octobre, en attendant une seconde lettre avant le 19 octobre :

 

TRIEL ENVIRONNEMENT

5 allée des bouleaux
78510 Triel sur Seine
Tel : 06.07.40.44.25
Mail : trielenvironnement@gmail.com

www.trielenvironnement.com

 

Le 1er octobre 2016

Monsieur le commissaire enquêteur, Jean-Luc JARROUSSE,

Monsieur le commissaire-enquêteur suppléant. Fabien GHEZ,

 

Messieurs,

 

Dans le cadre de l’enquête publique sur la modification du PLU de la commune de Triel-sur- Seine, l’association Triel Environnement souhaite vous faire part d’un certain nombre de remarques :

1) Le nombre de logements locatifs aidés par opération risque d'annuler les possibilités de petits lotissements à initiative individuelle.

2) La modification des emprises au sol part d'un bon principe pour éviter la surdensification mais elle "gèle" de fait la possibilité de construire sur des terrains de surface inférieure à 700/800/1200 m2 dans les zones UC et UH. Ce serait donc à revoir !

3) Le recul par rapport aux limites aggrave les remarques du Point 2) par l'augmentation très importante des retraits concernant les voies et fonds de propriétés. Il neutralise de fait beaucoup de parcelles individuelles.

4) Dans le secteur Rue Gallieni, il est impensable de vouloir intégrer l'ex terrain RFF (UCa) à la zone Centre Ville (UAb). Cela dénote un désir évident de surdensifier cet espace, en aggravant l'emprise au sol, la hauteur et l'implantation par rapport à la voie, des futures constructions. Cette disposition serait contraire à l'intérêt général et à l’objectif affiché de la municipalité d’« d’embellir » ce quartier central avec des logements de 14 mètres de haut au bord de la voie ferrée et qui cacheront les meulières trielloises. 

5) Dans le secteur de Pissefontaine, il y a un là encore désir de densification, entre autres par la modification du découpage des zones avec des habitations de 13 mètres de hauteur. Même si la mairie souhaite préserver ce quartier, elle précise que la construction de « logements à taille humaine restera possible dans les interstices propices du quartier ». Qu’entendre par « taille humaine » et « interstices » ? Triel Environnement émet des doutes au vu du PLHI adopté en juin 2015 et demande de revenir à 11 mètres de hauteur maximum.

6) La limitation de la construction de 0,5 place de stationnement par logement construit à moins de 500 mètres de la gare alors qu’il y a une densification du bâti prévu suite au PLHI engendrera des nuisances de circulation et une difficulté d’accès à l’hypercentre qui asphyxieront le cœur de ville alors que la mairie vise à le dynamiser.

7) Même si les modifications du PLU ne concernent pas directement le centre-ville, UA.b et UA.a, une concentration des logements collectifs et sociaux dans l’hyper-centre est prévue (40% contre 30% dans les zones U). Les projets actés dans le PLHI établissent de les construire dans « le cœur de ville » alors que d’autres terrains peuvent aussi permettre la construction de logements collectifs de qualité.

8) Sur l’aspect du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), il y a un déséquilibre entre les zones. Certaines zones ne bénéficient pas de la protection de la qualité de vie en terme de biodiversité, de végétal, de fluidité de circulation et d’autres au contraire sont parfois trop limitées dans leur champ d’action au nom de la préservation. Par exemple, des projets immobiliers centraux denses nuiront à la qualité de vie des habitants et des habitants vivant sur les Coteaux et voulant diviser leurs terrains, par exemple pour construire des maisons pour leurs enfants, ne le pourront pas au vu des mesures drastiques.

9) Sur la végétalisation, les espaces verts sont plutôt en passe d’être réduits. Les bâtiments de 14 mètres de hauteur produiront des nuisances visuelles et transformeront totalement le paysage patrimonial (projet Gallieni, projet de l’îlot théâtre, projet René Pion, projet de la maison de retraite...).

10) Il est surprenant que le dénivelé triellois spécifique, insérant Triel entre la forêt et la Seine, ne soit pas pris en compte car une transformation du bâti modifierait l’aspect originel de Triel avec des problèmes de ruissellement et une pollution visuelle accrue. Il semble absurde de construire

un parking souterrain à proximité de la Seine après les inondations de juin dernier (cf. PLHI).

11) La création de périmètres d’attente nous laisse dubitatifs dans les secteurs de l’ancienne maison de retraite, et du garage Renault et de l’ancien Hôtel de la Marine situés rue du Pont. Quels seront les impacts pour les habitants quand la municipalité évoque par exemple « une mutation possible de la Maison des associations et des immeubles privatifs rue Paul Doumer » ?

12) La mairie semble vouloir préserver « l’identité trielloise » et « inciter à la végétalisation » alors pourquoi « bétonner » à outrance ?


Même si la loi Alur prévoit la densification en zone urbaine pour construire où sont les besoins, elle exige des nouvelles normes de construction nécessaires pour parvenir à un développement écologique. Par exemple, n’est-il pas possible de faire appel à des architectes locaux formés en éco-construction, comme par exemple à Vernouillet pour le commissariat et à Verneuil pour la médiathèque ?

La municipalité se targue de préserver « les jardins qui favorisent la rétention des eaux de pluie à la parcelle, la biodiversité, la nature en cœur de tissu bâti, les continuités écologiques, la qualité du cadre de vie et des paysages et le développement durable de la commune » . Pourquoi alors supprimer le parc municipal situé en centre-ville fin d’y construire 130 logements ?

Au lieu de surdensifier les dents creuses, nous demandons un projet d’ensemble co-construit avec les citoyens qui concilie construction nécessaire de logements sociaux et environnement de qualité.

Nous vous saurions gré, Messieurs, de bien vouloir prendre en compte nos remarques dans le rapport que vous remettrez au Président de la Communauté Urbaine Grand Paris Seine & Oise. Nous vous prions d’agréer, Messieurs, nos plus sincères salutations.

Triel Environnement 

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